Points-clés
- Plan sur 25 ans. The Muslim Vote annonce explicitement un « plan sur 5 élections couvrant 25 ans » pour « redessiner le paysage politique du Royaume-Uni ».
- Décalage avec la base. Seulement 25 % des musulmans britanniques placent Gaza dans leur top 3 des préoccupations ; le coût de la vie reste leur priorité n° 1 (50 %).
- Réseau de financement structuré. 75 000 £ du fonds Cur8 Capital à TMV en 2025 ; plus de 80 000 £ de l'ICJP aux députés indépendants ; base de 2 500 noms musulmans pour cibler les électeurs.
- Performance électorale confirmée. 4 députés indépendants élus en 2024 ; plus de 100 conseillers municipaux musulmans indépendants élus en mai 2026.
1. Présentation du document et de l'éditeur
Ce rapport est le second volet d'une enquête de Policy Exchange consacrée à un phénomène nouveau dans la vie politique britannique : l'émergence d'un mouvement populiste organisé au sein de la minorité musulmane, que les auteurs baptisent « islamopopulism ». Publié à quelques jours des élections locales anglaises de mai 2026, il documente l'infrastructure nationale (The Muslim Vote, Vote Palestine) et trois implantations locales (Birmingham, Newham, Blackburn).
- Publication. Policy Exchange, Londres, mai 2026, 80 pages, ISBN 978-1-918832-01-3. Premier volet (sondages, mai 2026) publié séparément sous le titre Understanding Islamopopulism.
- Éditeur. Policy Exchange est un think tank britannique fondé en 2002, classé centre-droit, spécialisé dans les politiques publiques de sécurité, d'intégration et de cohésion sociale. C'est l'un des principaux producteurs de rapports critiques sur l'islamisme politique au Royaume-Uni.
- Auteurs. Andrew Gilligan (Senior Fellow, ancien conseiller du Premier ministre 2019-2022), Paul Stott (Head of Security and Extremism), Rakib Ehsan (Senior Fellow, chercheur d'origine bangladaise musulmane spécialiste de l'intégration et de l'identité).
- Concept-clé. L'islamopopulisme désigne, selon les auteurs, un mouvement populiste électoral structuré autour de la mobilisation des musulmans britanniques (environ 4 millions de personnes), distinct du populisme de droite (Reform UK) et du populisme de gauche (Greens, Your Party), mais susceptible de s'allier ponctuellement à ce dernier.
2. Méthodologie
Le rapport articule une enquête documentaire fine (déclarations publiques, podcasts islamiques, comptes de réseaux sociaux des acteurs, soumissions à des conférences de la gauche radicale) avec une analyse électorale chiffrée à trois échelles : nationale (législatives 2024), régionale (locales 2025 dans le Lancashire) et locale (municipales 2026). Trois études de cas en territorialisent les résultats.
- Type. Étude empirique mixte combinant analyse de discours, cartographie d'acteurs, dépouillement électoral et données démographiques (recensements 2011 et 2021, estimations ONS mi-2024).
- Sources. Compte X et Instagram de TMV (959 tweets sur Israël-Palestine vs 148 sur l'économie et 25 sur le NHS depuis les législatives), interventions filmées des dirigeants (Muhammad Jalal, Abubakr Nanabawa, Riaz Hassan), documents financiers du fonds Cur8 Capital, registres d'intérêts parlementaires, jugements de la High Court.
- Études de cas. Birmingham (101 conseillers, 41 candidats islamopopulistes), Newham (66 conseillers, 66 candidats, 26 élus pour Newham Independents), Blackburn with Darwen (51 conseillers, parti 4BwD passé de 13 à 17 sièges).
- Cadre théorique. Mobilise la grille classique du populisme (peuple pur vs élite corrompue, alarmisme, désinformation, charismatique, transversalité gauche-droite) et la transpose à la confessionnalisation du vote. Compare explicitement l'islamopopulisme à l'euroscepticisme thatchérien comme matrice mobilisatrice.
3. Thèse centrale
La thèse centrale du rapport est que la Grande-Bretagne est désormais confrontée à un troisième populisme, distinct des populismes de droite et de gauche, organisé autour de l'identité musulmane et structuré à l'échelle nationale par l'organisation The Muslim Vote (TMV) et son extension Vote Palestine. Loin d'être une réaction spontanée à la guerre de Gaza, ce mouvement met en œuvre un plan explicite sur vingt-cinq ans visant à transformer le poids électoral musulman en levier de transformation du système politique britannique, sous le mot d'ordre d'une société où « l'islam serait honoré comme il se doit et les musulmans seraient regardés avec respect ». Les auteurs soutiennent que la cause palestinienne fonctionne dans ce dispositif comme une « idée organisatrice » - terme employé dans le rapport pour désigner un thème mobilisateur dont la fonction politique excède l'enjeu lui-même - permettant de catalyser une critique radicale de l'Occident, du capitalisme et de l'ordre libéral, et d'opérer la jonction avec les composantes les plus radicales de la gauche britannique. L'objectif final n'est pas seulement de défendre les intérêts de la minorité musulmane mais, selon les termes de l'un des fondateurs du mouvement Muhammad Jalal, ancien dirigeant du groupe islamiste Hizb ut-Tahrir aujourd'hui proscrit, « de concevoir un monde bâti sur des principes islamiques où nous serons capables de façonner l'histoire et d'ordonner le monde ».
4. L'architecture argumentative
Le rapport déploie six démonstrations chaînées qui s'articulent autour du pivot central que constitue The Muslim Vote et convergent vers une démonstration de performance électorale. Le schéma ci-dessous en restitue la structure d'ensemble.
4.1. Un plan stratégique structuré sur vingt-cinq ans
Ce qui est démontré. Que The Muslim Vote n'est pas une initiative conjoncturelle née de l'émotion suscitée par Gaza, mais une organisation pourvue d'un projet politique à long terme visant la transformation durable du paysage politique britannique.
Les données. Lors d'une réunion-fondation de 200 leaders musulmans tenue à Aston (Birmingham) le 8 juin 2024, le coordinateur national Abubakr Nanabawa décrit le succès de 2024 comme « la première étape d'un processus de 20 à 30 ans ». Le média islamiste Islam21c, affilié à TMV, parle d'un « plan sur 5 élections couvrant 25 ans ». Muhammad Jalal, ex-leader britannique de Hizb ut-Tahrir entre 2000 et 2007 et figure-pivot de TMV, déclare qu'il s'agit de « redessiner le paysage politique du Royaume-Uni ». Nanabawa compare explicitement l'entreprise à Saladin reprenant Jérusalem pendant les Croisades.
Analyse. Cette inscription dans la longue durée distingue radicalement l'islamopopulisme des protestations identitaires conjoncturelles. La référence à Saladin n'est pas anecdotique : elle est constitutive du récit mobilisateur que TMV propose à ses sympathisants. L'approche graduelle - construire d'abord les infrastructures, puis attendre que « les Saladins » émergent - dessine une stratégie politique patiente, qui mise sur la durée plutôt que sur l'irruption.
4.2. Un dispositif structuré de financement et de ciblage électoral
Ce qui est démontré. Que l'islamopopulisme dispose d'une infrastructure financière, technique et data identifiée, qui en fait une organisation politique au sens plein du terme, et non une simple coalition d'opinion.
Les données. Le rapport documente le financement de TMV par le « Community Impact Fund » géré par Cur8 Capital (alias Islamic Finance Guru), fonds d'investissement musulman dont l'objectif affiché est de promouvoir la « force de l'oumma » et d'« inaugurer un jour où l'islam sera honoré comme il se doit ». Ce fonds a versé 75 000 £ à TMV en 2025, sur un budget total de 594 000 £ (dont 30 000 £ à l'Islamophobia Response Unit, 25 000 £ au Muslim Council of Britain et 10 000 £ à IERA, organisation précédemment liée à plusieurs combattants de Daech). L'International Centre for Justice for Palestinians (ICJP) a versé plus de 80 000 £ aux députés indépendants élus en 2024. Le directeur des données de TMV, Riaz Hassan, décrit publiquement l'usage d'une base d'environ 2 500 noms musulmans courants croisée avec le registre électoral pour identifier les ménages musulmans dans 17 circonscriptions cibles, couvrant plus de 500 000 électeurs.
Analyse. Ce dispositif révèle une organisation comparable à celle des grands partis politiques britanniques. Le ciblage par patronyme constitue une nouveauté significative dans la politique électorale britannique et soulève des interrogations sur les frontières entre mobilisation communautaire légitime et confessionnalisation systématique du vote. La cartographie financière met également en évidence un réseau d'organisations satellites (MCB, MEND, Islamophobia Response Unit) qui se finance circulairement et démultiplie sa capacité d'influence.
4.3. Un programme communautaire en décalage avec les préoccupations réelles des musulmans britanniques
Ce qui est démontré. Que les priorités affichées par TMV ne reflètent pas la hiérarchie réelle des préoccupations de la base musulmane qu'il prétend représenter, mais résultent d'un choix stratégique des leaders.
Les données. Six des dix-huit revendications pré-électorales de TMV portent sur Israël et la Palestine ; presque rien ne concerne le coût de la vie, le NHS, l'économie ou l'emploi. Depuis les législatives, TMV a publié 959 tweets sur Israël-Palestine contre 148 sur l'économie et 25 sur le NHS. Sur le compte du codirigeant de l'alliance islamopopuliste de Birmingham, Akhmed Yakoob, entre mars et mi-avril 2026, on dénombre 47 publications sur Israël-Palestine et 23 sur l'Iran contre 6 sur les enjeux locaux. Le sondage de référence de Policy Exchange montre toutefois que seuls 25 % des musulmans britanniques placent Gaza dans leurs trois préoccupations principales ; leur priorité numéro un reste le coût de la vie (50 %). Le sondage Savanta de juin 2024 (avant les législatives) confirme : 21 % seulement de musulmans plaçaient Gaza en tête. Seuls 13 % des musulmans déclarent avoir vu du matériel TMV au cours des six derniers mois, et 21 % du matériel Vote Palestine.
Analyse. Ce décalage produit l'un des constats les plus politiquement significatifs du rapport : l'islamopopulisme ne représente pas électoralement la communauté musulmane dans sa diversité réelle. Il en mobilise une fraction militante, masculine (TMV n'a aucune femme dirigeante ; tous les députés indépendants sont des hommes), majoritairement d'origine pakistanaise ou bangladaise (les musulmans arabes, africains, turcs ou kurdes sont presque absents), et porteuse d'une grille de lecture islamiste où la défense d'Israël est le marqueur central de la « trahison » occidentale. Aux législatives de 2024, malgré quatre victoires symboliques, 16 des 20 sièges les plus musulmans étaient encore remportés par le Labour.
4.4. Gaza comme « idée organisatrice » d'un projet politique plus large
Ce qui est démontré. Que la centralité de la question palestinienne dans le discours de TMV ne s'explique pas par son poids électoral réel mais par sa fonction idéologique : Gaza opère comme un point de cristallisation permettant d'articuler anti-occidentalisme, anti-impérialisme, anti-sionisme et anti-capitalisme dans un récit unifié.
Les données. Les auteurs s'appuient sur deux documents soumis en 2025 à la conférence de gauche radicale The World Transformed. Le premier, signé par le Palestinian Youth Movement (composante de Vote Palestine), affirme que « le mouvement sioniste » a anéanti l'espoir socialiste en Grande-Bretagne entre 2017 et 2019 en démantelant l'aile Corbyn du Labour ; que ce mouvement « éclaire les bureaucraties coercitives de l'État » pour éroder les droits, intimider les universités et persécuter les minorités ; et qu'il faut bâtir un « parti révolutionnaire anti-impérialiste et explicitement anti-sioniste » qui « affrontera le sionisme ». Le second document, cosigné par TMV et le PYM, demande la rupture des relations diplomatiques avec Israël et la cessation de tout investissement public dans les entreprises bénéficiant de l'« occupation, apartheid et colonialisme israéliens ». Muhammad Jalal déclare quant à lui : « Nous voulons en définitive concevoir un monde bâti sur des principes islamiques. »
Analyse. C'est ici l'apport le plus original du rapport. Les auteurs identifient la fonction réelle de Gaza dans le dispositif TMV : non pas la défense d'une cause étrangère pour elle-même, mais le thème qui permet de constituer un public militant et de tenir ensemble une critique globale de la société britannique - de l'Occident colonisateur au capitalisme rapace, en passant par l'hypocrisie de l'ordre libéral. La comparaison avec l'UKIP est éclairante : comme l'Union européenne pour les eurosceptiques, Gaza est moins un objectif final qu'un point d'appui qui rend possible un récit politique complet et une coalition transversale. Cette lecture recoupe ce que la sociologie française du frérisme désigne sous le nom d'instrumentalisation de la cause palestinienne : la Palestine n'y est pas défendue d'abord pour les Palestiniens, mais mobilisée pour étendre l'influence d'un projet islamiste qui la dépasse largement.
4.5. Des liens structurels avec l'islamisme organisé, dont le frérisme britannique
Ce qui est démontré. Que l'islamopopulisme britannique n'est pas un phénomène politique autonome mais s'enracine dans des réseaux islamistes constitués, identifiés et documentés, dont une part relève explicitement de la mouvance frériste.
Les données. Les quatre principaux intervenants de la réunion fondatrice de TMV (Birmingham, 8 juin 2024) sont : Haitham al-Haddad - classé extrémiste par la Commission for Countering Extremism (2018), soutien public des attaques du 7 octobre 2023, qui se présente comme « membre » de TMV ; Anas Altikriti - président de la Muslim Association of Britain, désignée par le gouvernement britannique en mars 2024 comme branche britannique des Frères musulmans, qui a justifié les attaques du 7 octobre et critique la proscription du Hamas, et qui se présente comme « conseiller » de TMV ; Sufyan Ismail - fondateur et principal financeur de MEND, qui compare la Grande-Bretagne contemporaine aux conditions ayant permis la Shoah ; Muhammad Jalal, alias Jalaluddin Patel, ex-dirigeant national de Hizb ut-Tahrir entre 2000 et 2007, organisation aujourd'hui proscrite comme groupe terroriste. À cette liste s'ajoutent Wajid Akhter, devenu secrétaire général du MCB début 2025, qui appelle les musulmans britanniques à se définir d'abord comme musulmans plutôt que comme britanniques, et Shakeel Afsar (Birmingham), qui demande publiquement que le contribuable britannique « arme le Hamas » avec « des armes, des fusils, des missiles ».
Analyse. Le tableau dressé par le rapport est d'une grande clarté : on retrouve dans TMV la quasi-totalité des organisations britanniques liées aux Frères musulmans (MAB, MCB, MEND, IERA) ou héritières de groupes extrémistes voisins (Hizb ut-Tahrir). Selon la lecture du CERIF, ce constat conforte la thèse selon laquelle le frérisme britannique - que les auteurs désignent localement sous les termes « islamism politique » ou « community organising » - a trouvé dans l'instrumentalisation de la cause palestinienne le levier électoral qui lui manquait jusqu'ici. Le passage de Wajid Akhter de TMV au secrétariat général du MCB en 2025 atteste une circulation des cadres entre organisations affichées comme « politiques » et organisations affichées comme « représentatives ». Le soutien actif d'Akhmed Yakoob au régime iranien (présence à la veillée pour Khamenei, déclarations au Quds Day, contre-manifestations devant la mosquée de Birmingham) - traité de manière incidente par les auteurs - rappelle, selon la grille d'analyse du CERIF, que l'islamopopulisme britannique présente aussi des branches chiites pro-iraniennes qui mériteraient un traitement à part entière.
4.6. Une stratégie d'alliances opportunistes avec la gauche radicale
Ce qui est démontré. Que l'islamopopulisme ne fonctionne pas en isolement communautaire mais déploie une politique systématique d'alliances tactiques avec les forces de la gauche radicale britannique, malgré des divergences profondes en matière de valeurs sociales.
Les données. TMV a soutenu 256 candidats aux législatives de 2024 : 51 indépendants musulmans, 31 candidats du Workers Party de George Galloway, 56 Verts, 40 libéraux-démocrates (dont leur président Ed Davey) et 59 nationalistes écossais et gallois. À l'élection partielle de Gorton-Denton (février 2026), TMV a soutenu la candidate verte qui l'a remportée. Nanabawa et Muhammad Jalal ont participé en octobre 2025 à un événement public sur les « alliances rouge-vert » avec le leader Vert Zack Polanski et la députée de Your Party Zarah Sultana. Jalal déclare publiquement vouloir négocier un « grand deal » de partage du territoire entre indépendants musulmans, Your Party et les Verts. Le Workers Party a noué un pacte formel avec l'Independent Candidate Alliance à Birmingham aux municipales 2026.
Analyse. Cette stratégie d'alliances confirme la lecture qu'en fait le rapport au chapitre 4 : Gaza-Palestine fonctionne comme le ciment politique entre composantes islamistes et composantes anti-impérialistes de l'extrême-gauche. La rupture entre Jeremy Corbyn et Zarah Sultana au sein de Your Party (où les députés indépendants se rangent du côté de Corbyn, perçu comme plus respectueux du « conservatisme social » de TMV) éclaire la dimension stratégique de ces alliances : ce n'est pas la convergence des valeurs qui prime, mais celle des cibles communes (Israël, le Labour, l'État sécuritaire britannique). Le rapport relève d'ailleurs avec précision les contradictions doctrinales (Yakoob qualifiant les Verts de « dégénérés » lorsqu'ils empiètent sur ses circonscriptions), qui dessinent un mouvement à la fois ouvert tactiquement et fermé idéologiquement.
5. Conclusions des auteurs
Les auteurs concluent sur le constat que l'islamopopulisme représente, selon leurs propres termes, « la plus grande menace extrémiste dans la politique britannique au moins depuis l'époque du British National Party », et formulent six recommandations opérationnelles.
- Mise en quarantaine politique. Aucun parti ne doit envisager de travailler avec les islamopopulistes ; les Verts doivent tirer les leçons de leurs récents incidents antisémites.
- Rejet des soutiens TMV. Tous les partis - en particulier les Libéraux-démocrates dont le nom même engage - doivent répudier explicitement les soutiens de The Muslim Vote.
- Action contre les manquements. Les autorités électorales et la Solicitors Regulation Authority doivent traiter avec rigueur les abus déjà documentés à Birmingham (déclarations potentiellement constitutives de discours de haine, conduite des candidats Yakoob et Afsar).
- Nommer le communalisme. Le Labour doit cesser de pratiquer la politique ethno-confessionnelle dans ses bastions et nommer publiquement le communalisme comme menace pour la cohésion.
- Langue de campagne. Le matériel électoral doit être produit uniquement en anglais, gallois ou autres langues britanniques officielles ; la Commission électorale doit cesser de produire ses propres matériaux en plusieurs langues.
- Proscription du PFLP. Le gouvernement doit examiner la proscription du Popular Front for the Liberation of Palestine au titre du Terrorism Act, afin de criminaliser sa glorification.
Dr Florence Bergeaud-Blackler
Anthropologue, Chargée de recherche au CNRS (HDR)
Présidente-fondatrice du CERIF - Centre Européen de Recherche et d'Information sur le Frérisme
cerif.eu